0:19

Notre IPAa elle s'occupe de maladies pulmonaires rares, en particulier de pathologies interstitielles fibrosantes, elle intervient dans la prise en charge initiale. Je dirais que c'est vraiment un rôle essentiel pour elle.

0:30

Où elle assiste à la discussion multidisciplinaire. Elle va revoir les patients, le plus souvent seule, dans une consultation initiale assez prolongée qui permet de répondre aux questions des patients, de conforter l'éducation thérapeutique, et toutes les informations qui auraient pas été claires ou qui auraient pas été bien enregistrées. Et puis de faire la première prescription lorsqu'il s'agit d'un d'un traitement anti fibrosant. Ça va, depuis la dernière fois, ça va.

1:01

La première consultation dédiée au traitement elle intervient après la consultation médicale où le médecin a abordé le diagnostic, la prise en charge thérapeutique. On essaie de faire en sorte que ce soit dans un intervalle, dans à peu près un mois, 3 semaines si possible, pour pouvoir rediscuter du diagnostic, reprendre avec le patient ce qu'il connaît déjà de sa maladie, donc les modalités de prise, les effets indésirables, la surveillance biologique par exemple.

1:26

Et puis c'est aussi l'occasion de faire l'évaluation globale sur le mode de vie. Est ce que le patient a des difficultés par rapport à son logement ? Expliquer l'intérêt de la vaccination et puis pouvoir donner les ordonnances en fonction de cela. C'est aussi l'occasion de faire le tour des comorbidités de façon assez systématique. C'est quelque chose dont on a vu le programme avec elle. Comment et quelle comorbidité rechercher ? Je suis gastro œsophagien, l'hypertension pulmonaire, le syndrome d'apnée du sommeil, tout ce qui est lié aux comorbidités cardiovasculaires, l'anxiété, la dépression.

1:56

Par rapport aux consultations de suivi, les patients vont avoir une exploration fonctionnelle respiratoire avant la consultation, puis ensuite on fait l'évaluation pendant la consultation de leur  essoufflement. Si le traitement anti fibrosant est est bien toléré, je revois aussi l'impact de la fibrose au quotidien. Je peux renouveler les ordonnances et adapter les doses de traitement, rajouter des bilans sanguins. Si par exemple il y avait une problématique particulière, je peux être aussi amené à demander un avis vers un spécialiste. 

2:23

Que je peux faire directement après la consultation ? Le 2e type de consultation, c'est une activité qui a été développée il y a seulement quelques mois. Il faut que j’intervienne pour le suivi des patients en hôpital de jour. Donc là, les patients ont un petit peu plus d'examens.

2:42

Souvent, c'est une exploration fonctionnelle respiratoire, un test de marche et une échographie cardiaque. L'avantage de l'hôpital de jour, c'est qu'on dispose d'un peu plus de temps aussi pour pouvoir étudier le dossier. Et puis je peux me référer au médecin si il y a une problématique particulière, par exemple avec une équipe de soins palliatifs ou avec la diététicienne, la psychologue. Donc je peux être amenée à leur proposer un centre de réhabilitation. J'essaie de vraiment de le proposer assez précocement, quand j'identifie des difficultés sur l'activité physique. 

3:09

Et si y a pas de contre indication médicale à la pratique de la réhabilitation, il faut pas que l'iPA soit simplement une infirmière de coordination et maintenant c'est assez clair que y a une différence entre l'infirmière de coordination et une IPA spécialisée dans les fibroses pulmonaires.

3:32

Alors la différence, ça va être déjà sur des connaissances plus élargies, en tout cas sur des pathologies variées puisque la mention que j'ai fait couvre toutes les pathologies cardiaques, le diabète, les pathologies neurologiques notamment, et la pneumologie. Donc ça permet vraiment d'avoir une connaissance un peu plus globale du patient. Et puis aussi en termes de compétences puisque il est possible pour les IPA de pouvoir prescrire certains médicaments non soumis à prescription médicale et renouveler ou adapter la dose de traitement qui sont. 

4:02

Déjà prescrit. On peut demander aussi des avis à des spécialistes sans repasser par le médecin, ce qui décharge aussi les médecins au quotidien de ces activités là. Les patients sont ravis. Ils ont une infirmière qui connaît particulièrement bien leur maladie, dont ils ont compris que c'était une infirmière qui avait un rôle particulier, une infirmière spécialisée, une infirmière qui prescrit une infirmière qui a un rôle

4:30

médical par délégation du médecin. Alors pour l'instant j'ai pas rencontré de réticence à la prise en charge quand j'ai rencontré des patients. En général les patients sont vraiment satisfaits à la fin de la consultation du temps qui a été prise. C'est quelque chose qui souvent a tendance à les surprendre parce qu'ils sont peut être pas habitués quand ils vont voir un spécialiste. Mais finalement c'est quelque chose qui est plutôt bénéfique dans les retours que j'ai eu jusqu'à présent.

4:57

L'apport de de l'iPA était essentiel, d'abord en en qualité parce que l'i PA est est plus disponible que nous. Elle peut prendre plus le temps d'informer, d'écouter le patient, de répondre aux questions, de faire le bilan des comorbidités, d'être plus systématique pour les vaccinations.

5:18

Ce sont des choses où le médecin a souvent un petit peu pressé, peut avoir des points faibles. Y a bien sûr l'aspect temps auquel on pense tout de suite qui elle participe au suivi des patients. Donc ça nous permet de d'espacer parfois, d'alterner les consultations de suivi pour les patients dont l'évolution est stable et avoir une consultation plus rapprochée pour un patient qui aurait des difficultés avec son traitement.

5:43

Moi, je suis satisfaite d'être intégrée au sein de l'équipe médicale. Les consultations sont vraiment variées. L'activité est différente à chaque fois, que ce soit en hôpital de jour, en consultation ou même ces consultations dédiées au traitement. C'est une belle évolution du métier d'infirmière et on participe aussi au changement. C'est quand même plutôt agréable aussi de pouvoir façonner en fait ce nouveau métier.

6:06

Tout particulièrement dans les PID. L'i PA vraiment sa place et ça permet vraiment aussi de se sentir vraiment utile auprès de ces patients là et c'est très stimulant. Le fait d'avoir une IPA en pathologie interstitielle pulmonaire, c'est clairement une expérience positive. Et dès qu'on l'a, on voudrait aussi avoir une IPA pour la transplantation. Pour l'hypertension pulmonaire, il faut qu'il y ait un financement associé.

6:30

Avec ces compétitifs, en tout cas à Lyon, avec les autres spécialités à l'issue de la formation.

Étiquettes

  • PID-FP
  • Prise en charge
  • Patients
  • Suivi

À travers le témoignage d’une IPA à l’hôpital de Lyon, découvrez son rôle essentiel et son impact bénéfique dans la prise en charge des patients atteints de fibrose pulmonaire.

Ces contenus pourraient vous intéresser

Mode d'emploi Equilibre

Mode d'emploi Equilibre

Fiche Pratique Patient : Comprendre la Dyspnée lors d'une FPI

Fiche Pratique Patient : Comprendre la Dyspnée lors d'une FPI

EQUILIBRE : Le coaching psychologique dans la FPI

EQUILIBRE : Le coaching psychologique dans la FPI